Contexte Réglementaire et Enjeux de la RE 2020

Les bâtiments représentent une part importante de la consommation d’énergie et sont également de forts émetteurs de CO2.

« Le secteur du bâtiment représente 44% de l’énergie consommée en France, loin devant le secteur des transports 31,3%). Chaque année, le secteur du bâtiment émet plus de 123 millions de tonnes de CO2, ce qui en fait l’un des domaines clés dans la lutte contre le réchauffement climatique et la transition énergétique » Ministère de la transition écologique et solidaire, 21/11/2016.

Les réglementations thermiques qui se succèdent en France visent à réduire drastiquement l’impact des bâtiments sur l’environnement.

La première, en 1974 suite au premier choc pétrolier, visait à réduire de 25% la consommation des bâtiments neufs en imposant l’installation d’une fine couche d’isolation et d’une régulation automatique pour le chauffage.

Depuis les règlementations se sont succédées et tous les projets de construction sont concernés. La RT2012, toujours en vigueur, a constitué un saut en avant de par son exigence. Globalement, l’exigence réglementaire a divisée par 3 la consommation des bâtiments neufs entre 1974 et 2012.

En 2020, la RT 2012 laissera sa place à la RT 2020. La baisse des consommations sera un axe majeur. Dans ce cadre, l’étanchéité des réseaux deviendra un des leviers de la performance énergétique.

Un nouveau cap est en passe d’être fixé avec l’arrivée de la RE2020.

A l’avenir les bâtiments neufs ne seront plus seulement « basse consommation » mais « à énergie passive voire même positive*» : le bâtiment devra produire autant d’énergie qu’il n’en consomme voire même plus.

La RE2020 impose ainsi le recours aux énergies renouvelables mais pas seulement. On pense désormais à l’impact global du bâtiment sur l’environnement puisque la RE2020 vise à la réduction de l’empreinte carbone du bâtiment tout au long de sa vie.

Le fait que l’on parle désormais de règlementation environnementale et non plus seulement thermique est un bon indicateur de l’élargissement du domaine d’application de la norme et de ses implications sur la conception des futurs bâtiments. Désormais c’est l’ensemble du cycle de vie du bâtiment qui sera pris en compte : la fabrication des matériaux servants à sa construction, la mise en œuvre du chantier, l’exploitation du bâtiment et le recyclage de ses matériaux lors de sa démolition.

Enfin, un point d’honneur est mis sur le confort et la santé des occupants.
Le confort thermique, la qualité de l’air intérieur, l’isolation phonique, la lumière naturelle ... tous les éléments participant au confort des utilisateurs devraient être pris en compte.

Les grandes lignes de la RE2020 sont tracées, et même si les modalités sont encore à définir, on peut d’ores et déjà affirmer que la qualité de l’air intérieur aura une place de choix car la RE2020 devrait introduire de nouvelles exigences liées au dimensionnement et au contrôle des installations de ventilation.

Par ailleurs l’article 55 bis du projet de loi ELAN qui concerne la performance environnementale et sanitaire des bâtiments neufs (et qui dit sanitaire dit qualité de l’air intérieur) laisse également présager que la RE2020 intègrera cette préoccupation. Dans ce contexte, le sujet qui fait l’objet de plusieurs contributions est que la mise en place d’une réglementation environnementale serait l’occasion de rendre obligatoire la mesure d’étanchéité des réseaux de ventilation à la réception pour tous les bâtiments (source : rapport du groupe d’expertise GE13 du 11 mars 2019)

Toujours moins de consommations d’énergie, réduction de l’empreinte carbone sur le long terme et confort des utilisateurs / qualité d’air intérieur tous les feux sont au vert pour instaurer le recours aux réseaux étanches, et donc aux accessoires à joint.

En quoi les réseaux étanches permettent-ils de répondre aux nouveaux enjeux de la RE2020 ?

OBJECTIF 1 : les bâtiments neufs ne seront plus seulement « basse consommation » mais « à énergie passive voire même positive*» 

La part de la ventilation dans la consommation énergétique des bâtiments est importante. On estime que les déperditions liées à la ventilation représentent une part relative de plus en plus importante des besoins de chauffage des bâtiments (jusqu’à 40% parfois) – source ADEME

Les conséquences d’un réseau fuyard se retrouvent à plusieurs niveaux :

  • Le ventilateur compense les pertes et augmente ainsi sa consommation d’énergie
  • Un réseau fuyard peut entraîner une augmentation des besoins de chauffage pouvant atteindre +10% pour les systèmes simple flux et +25% pour les systèmes double flux.
  • Pénalisation jusqu’à 6 points des consommations réglementaires (Cep RT 2012) en fonction du ratio de fuites (et de l’isolation thermique) en volume non chauffé (aspect énergétique) pour un système double flux.

Étanchéité des réseaux = lutte contre la perte de points dans le Cep RT2012

OBJECTIF 2 : La réduction de l’empreinte carbone

la réduction de l’empreinte carbone du bâtiment tout au long de sa vie.

Le premier impact d’un réseau étanche sera de limiter la consommation du système de ventilation et de chauffage.

Ensuite, les performances énergétiques du réseau permettent d’optimiser le dimensionnement du système. Avec des centrales de traitement d’air et des réseaux parfaitement ajustés, la performance du réseau est optimale et l’impact carbone est minimisé, à la fois en termes de matériel (fabrication, transport, installation) et de consommation.

Étanchéité des réseaux = lutte contre les surconsommations

OBJECTIF 3 : Le confort des occupants :

tous les éléments participant au confort et à la santé des utilisateurs seront pris en compte.

Une mauvaise étanchéité des réseaux impacte le confort des occupants :

Hypothèse 1 : les fuites ne sont pas compensées par le ventilateur :
> les débits aux bouches d’aération ne sont pas respectés > entraîne une sous-ventilation du local > mauvaise qualité d’air intérieur et dégradation du bâti > inconfort

Étanchéité des réseaux = lutte contre la dégradation du bâtiment

Hypothèse 2 : les fuites sont compensées par le ventilateur :
> les débits aux bouches d’aération sont respectés > modification des pertes de charge du système et surconsommation du ventilateur > nuisances sonores > inconfort

Étanchéité des réseaux = lutte contre les nuisances sonores

*Un bâtiment à énergie passive génère autant d’énergie qu’il en consomme pour assurer son fonctionnement et le confort de ses occupants. Un bâtiment à énergie positive, ou BEPOS, génère

526 Vues