Documentations

 
 

 

Questions / réponses

Question 1 : Qu’appelle-t-on une salle blanche ?

Une salle blanche est l’expression imagée d’une salle où la contamination (particulaire, microbiologique ou chimique) est maîtrisée dans des proportions acceptables selon le type d’activité que l’on compte y faire. Ces salles sont aussi appelées « Salles propres ». On trouve aussi d’autres appellations comme « Zones à Empoussièrement Contrôlée » (ZEC) ou « Salles à Contamination Maîtrisée ».

 

Question 2 : Quelle définition pour une salle propre ? 

La norme NF EN ISO 14644 en donne une définition précise : «salle dans laquelle la concentration des particules en suspension dans l’air est maîtrisée et qui est construite et utilisée de façon à minimiser l’introduction, la production et la rétention de particules à l’intérieur de la pièce, et dans laquelle d’autres paramètres pertinents, tels que la température, l’humidité et la pression sont maîtrisés comme il convient ».

 

 

 

Question 3 : Quelle est la différence entre flux turbulent et flux laminaire ? 

Ces termes ont tendance à être remplacés dans les dernières normes sorties. On parle actuellement plutôt de flux non unidirectionnel (équivalent à turbulent) ou de flux unidirectionnel (dont le flux laminaire fait partie).
Avec un flux turbulent, la baisse de la concentration en contaminant de la zone considérée se fait par simple dilution de l’air ambiant par l’air propre soufflé. La trajectoire des filets d’air est assez « anarchique », c’est pour cela que l’on utilise plutôt ce type de flux pour atteindre des classes de propreté au-delà de l’ISO6.
Le flux unidirectionnel va au contraire présenter des filets d’air à peu près parallèles et des vitesses les plus homogènes possibles sur l’ensemble de la zone à protéger, entraînant ainsi l’évacuation en permanence de la contamination à l’opposé du plan de soufflage. On parle aussi d’ « Effet piston » et on le retrouve plutôt dans les classe de propreté ISO5 et mieux.

 

Question 4 : Comment mesure-t-on la surpression (en Pascal) d’une salle ? 

Par un simple manomètre qui comparera la pression dans la salle avec le local attenant (couloir, sas …). Il est courant d’installer ce genre de manomètre sur le mur près de la porte d’entrée dans la salle afin de visualiser facilement la valeur de cette surpression en permanence. On peut utiliser un manomètre à colonne de liquide pour son petit prix. D’autres préfèrent le manomètre à affichage digital (moins de maintenance). Enfin, certains appareils pourront, en plus d’afficher la surpression, signaler par alarmes d’éventuelles anomalies, voire, être en liaison avec une GTC.

 

Question 5 : Qu’appelle-t-on une classe bactériologique au sens de la norme NF S 90-351 ? 

La classe bactériologique telle qu’elle est définie dans la NF S 90-351 correspond à une concentration maximale de particules viables présentes dans un mètre cube d’air.
Par exemple, une zone sera classée B5 si l’on dénombre de 1 à 5 UFC/m3 d’air (UFC : Unité Formant Colonie).

 

Question 6 : Qu’appelle-t-on classe particulaire au sens de la norme NF S 90-351 ? 

La classe particulaire définie dans la NF S 90-351 est en fait identique à celle établie par la NF EN ISO 14644-1. Il s’agit d’un classement international permettant de caractériser la propreté de l’air au niveau particulaire. En fonction des concentrations mesurées de particules (par catégories de tailles) dans un volume de prélèvement donné, la zone considérée sera classé du « plus propre » (ISO 1) au « moins propre » (ISO9). En hospitalier, les classes visées en fonction de la zone à risque sont les ISO 5, 7 et 8.
Même si ce n’est pas exactement équivalent, on peut rapprocher l’ISO5 de l’ancienne classification américaine « classe 100 ».

 

Question 7 : Existe-t-il une différence entre une classe 100 et une et une classe ISO 5 ?

Ce sont deux classes de propreté particulaire qui ont été défini dans deux textes normatifs différents. La classe 100 est la plus ancienne, et provient de la norme américaine Federal Standart 209 (appliquée longtemps dans de nombreux autres pays dont la France). La concentration particulaire est ramenée à un volume de 1 pied cube.
Le classement ISO, est quant à lui issu de la norme internationale 14644-1 (postérieure à la FS 209) et s’appui sur le système métrique (concentrations par m3 d’air).
Si l’on observe les classes 100 et ISO 5, sur les particules de tailles supérieures ou égales à 0,5 µm, les contrations maximales de références sont pratiquement identiques et c’est pour cela qu’il est usuel de confondre les deux classes. Mais une vraie différence existe pour ce qui est des particules de tailles supérieures ou égales à 5 µm puisque la FS 209 n’en tolère aucune en classe 100 alors qu’une ISO 5 peut admettre jusqu’à 29 particules dans 1 m3.
C’est pour cela qu’en toute rigueur, on peut affirmer que le deux classes ne sont pas équivalentes.
La norme NF EN ISO 14644 est en tout cas désormais la seule norme reconnue par tous les pays comme étant celle de référence en matière de classement de propreté particulaire.

 

Question 8 : La norme 14644 aborde-t-elle, en plus de la contaminations particulaire, la contamination par micro-organismes ?

Même si beaucoup de choses décrites dans la 14644 peuvent s’appliquer aux industries sensibles aux organismes dits viables, la maîtrise de la biocontamination est explicitement traité dans la norme NF EN ISO 14698.
A noter que le chapître 8 de la 14644 (en projet à ce jour), traitera de la contamination chimique.

 

 

Question 9 : Une salle propre doit-elle obligatoirement être en surpression ?

La surpression d’une salle (généralement 15 à 20 Pa) vis à vis des zones attenantes fait effectivement partie des dispositions incontournables pour le maintien en propreté de ce volume. Il s’agit en effet d’éviter toute intrusion d’air potentiellement contaminé dans le volume à protéger (via les portes, fenêtre, interstices etc..).
Mais il est des cas où c’est ce qui est dans la salle qui est un danger potentiel pour l’environnement extérieur. Il faut alors mettre la salle en dépression afin qu’il n’y ait pas de risque de dissémination extérieure. Ce sont par exemple les laboratoires de microbiologie, en virologie, recherche sur les OGM, ou le nucléaire.

 

Question 10 : Les guidages de flux autour d’un flux laminaire sont-ils indispensables?

Tout dépend des contraintes liées au process protégé par le flux. Si l’analyse de risque menée au préalable révèle qu’aucune contamination croisée (en provenance de l’extérieur de la zone protégée) n’est acceptable, seule la barrière physique (rideaux souples ou paroie rigide) constitue une solution fiable. C’est le seul moyen d’empêcher à coup sûr toute induction (aspiration) d’air à la sortie et en bordure périphérique du flux.